P1110161.JPG

Pourquoi avoir créé ce cycle shakti yoga ?

 

Virginie 

 

Pour honorer les femmes que j’aime, toutes, de manière inconditionnelle.

J’ai une gratitude infinie d’être une femme.

Je ressens qu’entre femmes, d’autres espaces se révèlent, avec la possibilité à chacune de se révéler à elle-même dans une forme d’authenticité inédite. Cela implique d’être sortie de la comparaison. Une fois la bienveillance et l’ouverture installées, un espace détendu et authentique se pose, et c’est vraiment bon.

Si on contacte la confiance et la sororité, alors tout est possible. On peut passer de la comparaison à la bienveillance.

 

Je suis impressionnée par les femmes, leur force, leur persévérance, leur diversité. La femme et ses multiples visages ne cesse de m’enthousiasmer.

Quand j’anime au milieu des femmes,  je me sens à parité, portée par l’espace de sororité d’où la puissance et la douceur ensemble peuvent émerger.

C’est joyeux, c’est fluide, c’est plein d’amour….

 

Les femmes sont intrinsèquement reliées aux cycles de la vie, le corps de la femme traverse le vivant. Je me questionne sur comment s’engager différemment dans la pratique du yoga, au départ designer pour les hommes, afin de respecter le corps de la femme.

Le corps de la femme renseigne autrement la pratique du yoga.

J’aime la pratique en cercle, j’aime créer cet espace. C’est parfois suffisant d’être là, comme-ci dans cette forme le mystère, la magie peuvent opérer.

Le cercle permet la surprise, la créativité, la spontanéité. C’est un NOUS au féminin porteur et génératif.

 

Caroline

 

Parce que c’est kiffant ! Par ce que c’est tellement vivant en moi.

Les femmes se sont rétrécies et c’est dommage. Elles méritent de savoir qui elles sont, de s’élargir, de prendre toute leur ampleur, toute leur profondeur. Elles méritent de vivre en douceur et intensément les liens qui les unissent les unes aux autres.

Les femmes sont les gardiennes du mystère et c’est tellement dommage que ce à quoi nous donnions voix aujourd’hui ne soit pas ça.

Quand on sort de l'espace de comparaison, de compétition, quand on quitte la tentation de chercher à l’extérieur qui on devrait être, alors c’est hyper joyeux d’être ensembles. Cette comparaison n’est plus là quand j’ose être qui je suis. C’est ça que j’ai envie de leur proposer : qu’elles vivent cela et expriment la femme unique qu’elles sont.

J’ai envie que les femmes se mettent pieds nus dans la terre. Qu’elles fassent un avec la matière, avec la nature, qu’elles connectent leur sensualité, qu’elles réveillent en elles leur côté sauvage et qu’elles fassent ces expériences en interaction.

 

Le féminin possède ce cadeau d’être proche du « sentir ». (Luis Ansa en parle merveilleusement bien). J’aimerais que les femmes découvrent qu’elles ont accès à beaucoup d’informations dans le sentir, qu’elles peuvent orienter leurs vies à partir de leurs ventres. Toutes ces capacités sont là en chacune.

 

Pourquoi faire cela ensemble?

 

Caroline

 

Parce que c’est évident, par ce que quand je parle de Virginie, je dis « ma sœur de cœur ». Cela fait 15 ans que je l’aime et cet amour traverse les tempêtes.

On a travaillé comme des dingues ce sujet de trouver sa place à 2, de briller à côté l’une de l’autre, en osant briller pleinement et pourtant, sans faire de l’ombre à l’autre. Cela nous a amenées à un endroit de grande justesse, à affiner notre spécificité l’une comme l’autre.

 

Quand on s’est comparées, qu’on s’est copiées, ça a coincé.

A chaque fois qu’on ne s’est pas autorisées à être pleinement nous-même, à oser, à s’amuser, soit disant pour protéger l’autre, on s’en est mordu les doigts, on en a voulu à l’autre. Mais le problème n’était pas l’autre, le problème c’était de ne pas savoir qui on était vraiment et de ne pas oser.

 

On a fait un énorme travail sur notre égo et on a fait ce travail avec beaucoup de vérité et beaucoup d’amour, avec constance, dans le temps, dans le lien, dans la foi en nous et en ce que nous voulions transmettre.

 

Il y a entre nous un engagement de fond, un contenant solide qui permet de traverser et d’avancer, un contenant qui permet d’accompagner dans la sororité.

Dans les grands cadeaux que la vie m’a fait, il y a la rencontre avec Virginie.

 

 

Virginie

 

Pour la créativité !

Entre nous c’est évident, fluide, hyper joyeux, ça fait « paf paf paf ».

Seule j’aurais pur faire un truc chouette mais à nous deux ça décuple.

Je suis inspirée par Caroline. Il y a un endroit de complémentarité. Quand on est ensemble, on propose une vision plus complète, une expérience riche pour que de nombreuses autres femmes puissent s’y retrouver.

 

Et ça continue d’être là dans le temps cet élan fertile entre nous, ça sera toujours là.

 

Je souhaite offrir ce cadeau de notre lien inspirant pour d’autres, la complémentarité de nos savoirs mais aussi de nos identités, dans un espace de sororité expérimenté, charnel, vécu.

 

Sur les femmes qu’on incarne plus spécifiquement: Caroline est subtile, précise, sensible avec en toile de fond le filtre de la poésie, de l’émerveillement, de la délicatesse. La beauté, le choix des mots. La magie, l’invisible. La connexion avec la nature.

 

En commun, nous avons la fougue, le feu, le mouvement, le feulement du hhhahhhhhh… la puissance, la joie.

 

J’aime tous les rituels que nous proposons et qui m’ont autorisée à m’approprier mon lien avec la nature.

C’est précieux de faire ce chemin sur le long terme, de se sentir accompagnées généreusement.

© 2021 L'atelier Yoga